La chasse au grand tétras interdite pour 5 ans

femelle de grand tétras

C’est un répit pour le grand tétras. Sa chasse sera interdite pour cinq ans, d’après un arrêté ministériel publié le 17 septembre. Cet emblématique oiseau des forêts montagneuses était en effet en sursis. Éradiqué des Alpes et très fortement menacé dans les massifs du Jura, des Vosges et des Pyrénées, il est classé parmi les espèces menacées de disparition en France, sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

En juin dernier, le Conseil d’État avait ordonné à la ministre de la Transition écologique de suspendre la chasse de ce gallinacé. C’est donc chose faite : depuis le 18 septembre, il est interdit de tirer sur l’oiseau, et ce jusqu’en 2027. Une mesure qui pourra « être révisée avant son terme si de nouvelles données rendent compte d’une évolution suffisamment favorable de l’état de conservation » de l’espèce, précise l’arrêté.

Une mesure saluée par l’association France nature environnement, qui demande cependant que ce volatile, le plus gros oiseau terrestre d’Europe, soit désormais classé comme espèce protégée, de la même manière que le sont les rapaces en France.

L’interdiction de la chasse à la tourterelle des bois prolongée jusqu’en 2023

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Victoire pour les défenseurs des oiseaux. Un arrêté publié jeudi 18 août suspend « sur l’ensemble du territoire métropolitain » la chasse de la tourterelle des bois, jusqu’au 30 juillet 2023.

Le gouvernement avait d’abord autorisé l’abattage de 17 460 tourterelles maximum sur la saison 2020-2021. Ces volatiles sont pourtant une espèce menacée d’extinction et classée sur la liste rouge de l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature). Le Conseil d’État, saisi par des associations de défense des oiseaux, avait finalement suspendu cette décision.

En 2021, l’État avait donc décidé d’interdire la chasse de cette espèce jusqu’au 30 juillet 2022. Après une consultation du public cet été, et malgré une opposition du Conseil national de la chasse et de la faune sauvage, le ministère de la Transition écologique a prolongé cette interdiction jusqu’en 2023. La Commission européenne demandait depuis 2018 à ses États membres la suspension de la chasse des tourterelles des bois.

Fin juillet, le ministère avait déjà déclaré la suspension de la chasse du courlis cendré et de la barge à queue noire — deux espèces également menacées — sur tout le territoire français, jusqu’au 30 juillet 2023. « Emmanuel Macron s’était engagé, en 2017, à enlever les espèces en mauvais état de conservation de la liste des espèces chassables. Si l’on se base sur les listes rouges de l’UICN, ont été suspendues pour un an seulement, trois espèces sur les vingt en liste rouge », a déploré Yves Verilhac, directeur général de la Ligue pour la protection des oiseaux, dans un communiqué.

… nous avons la conviction que le ravage écologique est l’enjeu principal de ce siècle. À ce titre, il nous semble que ce sujet doit être mis en avant chaque jour dans le débat public. Les articles, reportages et enquêtes que vous pouvez lire sur le site sont vitaux pour la démocratie, pour la prise de conscience écologique, et pour exiger mieux de nos dirigeants.

Dans les gorges du Tarn, le vivre-ensemble entre vautours et amateurs de plein-air

gypaète

Cet été dans Libé, tour d’horizon des solutions mises en place pour préserver le patrimoine naturel menacé par le dérèglement climatique. Dans les gorges du Tarn et de la Jonte, les professionnels des sites œuvrent pour protéger ces oiseaux du surtourisme.

«Trente ans que je grimpe et je trouve ça toujours aussi magnifique.» Jean-Noël Crouzat aime les falaises des gorges du Tarn et de la Jonte. Coprésident du club omnisports Aqua grimpe de Millau, dans l’Aveyron, il forme à l’escalade sur ces à-pics de roches dolomitiques, «une des plus grosses densités de falaises au monde». Les gorges du Tarn, de la Jonte, de la Dourbie, ce sont ces canyons immenses, sinusoïdales d’arbres et de rocs entre des grands plateaux calcaires, au-dessus desquels il n’est plus rare de voir un fluide ballet de rapaces. Dès les années 80, le vautour fauve y fut réintroduit avec succès, trente ans après avoir été totalement annihilé. Sa mauvaise réputation et la peur de la vie sauvage en avaient fait le coupable idéal de la déprise agricole de l’entre-deux-guerres. Pourtant, les vautours faisaient bien partie du paysage ancestral. Pièces indissociables du pastoralisme, les volatiles jouent dans la chaîne alimentaire le rôle de cul-de-sac bactériologique, en se nourrissant des charognes d’animaux malades ou déjà morts, recyclage gratuit et bien plus efficace que n’importe quel équarrisseur humain.

Les rapaces étaient déjà là à la fin du XIXe siècle, quand s’inventait dans les vallées le tourisme dit aujourd’hui «de pleine nature», conduisant à percer dès 1904 l’emblématique route des gorges du Tarn, reliant Millau (Aveyron) à Florac (Lozère). Pendant un siècle s’y est pressée une bourgeoisie urbaine amatrice de grand air, désormais rejointe par des cortèges de motards, camping-cars et autres randonneurs. Parapente, kayak, gîtes, et même bière artisanale : presque toutes les propositions touristiques utilisent l’imagerie des oiseaux, transformés en atout touristique. Aux plus de 900 couples reproducteurs de vautours fauves s’ajoutent à ce jour 28 couples de vautours moines et onze gypaètes barbus.

Des oiseaux qui «ont besoin de ne pas être dérangés»

A la confluence entre le Tarn et la Jonte, le site Grands Causses de la Ligue de protection des oiseaux s’occupe des différents programmes de suivi de ces trois rapaces, toujours sur la liste rouge des espèces menacées, et de leurs habitats naturels : les falaises. Précisément l’endroit prisé par les férus de sports en extérieur – escalade mais aussi via ferrata ou slackline. «On a de bonnes relations avec les associations sportives locales»,souligne Léa Giraud, responsable du site, qui travaille à«limiter un maximum les impacts en amont avec un avis qui est réellement pris en compte». Sur le plan réglementaire, le Grand Site des gorges du Tarn, de la Jonte et des Causses abrite deux zones Natura 2000, une «réserve de biosphère» à cheval sur deux départements et deux parcs naturels – l’un régional, l’autre national. Un millefeuille peu lisible, mais qui permet de protéger à la fois les habitats, la faune, la flore et le paysage lui-même, classé à l’Unesco…

Article complet dans Libération du 10 août

Grégoire Souchay :libération / 10 août 2022

Un projet photo participatif dévoile l’impact désastreux de la pollution plastique sur les oiseaux

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La pollution plastique a des répercussions terribles pour les oiseaux qui volent dans les déchets. Un projet photo participatif met en lumière ce problème avec des clichés pris dans le monde entier.

Le projet Birds and Debris permet aux habitants du monde entier de poster des clichés d’oiseaux pris au piège dans la pollution plastique, d’après la BBC. Des cordes à linge, des sacs plastiques ou des filets de pêche, les obstacles sont nombreux pour les volatiles. Le Covid a aussi des conséquences sur ces espèces puisque près d’un quart des photographies montrent des animaux bloqués par des masques jetables. Ces protections sont conçues avec un alliage de différents polymères formant une matière plastique. La toute première image recensée d’un oiseau piégé dans un masque avait été prise au Canada, en avril 2020. Depuis, la situation n’a fait qu’empirer et ce genre de photos se sont multipliées.

Des effets catastrophiques pour les oiseaux

Le projet est dirigé par un chercheur britannique, le docteur Alex Bond qui explique que « fondamentalement, si un oiseau construit un nid en utilisant de longs matériaux fibreux comme des algues, des branches ou des roseaux, il y a de fortes chances qu’il ait des débris humains dans son nid quelque part. » Depuis quatre ans, le scientifique essaye d’alerter sur le péril que représente la pollution plastique pour les oiseaux. Au sens large, l’objectif est de mettre en lumière les effets dévastateurs de la pollution et des nombreux déchets générés par les hommes sur l’écosystème.

Article complet sur GEO.fr

Destruction des grands cormorans : l’Etat en net progrès

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En restreignant les conditions d’obtention de dérogations pour tuer cette espèce normalement protégée, le gouvernement semble avoir partiellement entendu les scientifiques et les associations de protection de la nature. Il reste toutefois du chemin à parcourir.

Jusqu’au 15 août, le Ministère de l’écologie soumet à la consultation publique un projet d’arrêté triennal fixant les plafonds départementaux dans les limites desquelles des dérogations aux interdictions de destruction de la sous-espèce continentale de Grand cormoran (Phalacrocorax carbo sinensis) peuvent être accordées par les préfets pour la période 2022/2025.

Cet oiseau piscivore est protégé au niveau européen au titre de la Directive du 30 novembre 2009 relative à la conservation des oiseaux sauvages. Toutefois, afin de limiter sa prédation sur les espèces protégées de poissons d’eau douce ainsi que sur les piscicultures en étang, des dérogations restent possibles pour mener des opérations de destruction.

Série de revers juridiques

L’obtention de telles dérogations est soumise à de strictes conditions : s’agissant du tir en eaux libres (fleuves, rivières), l’État ne peut pas autoriser le tir des grands cormorans sans avoir au préalable démontré la réalité des prédations sur les poissons protégés, l’absence d’atteinte au bon état de conservation de l’espèce, et le fait qu’aucune autre solution efficace n’existe. Parce que ces conditions n’étaient pas réunies, la LPO a fait annuler 15 arrêtés de destruction de cormorans dans plusieurs départements (Loir et Cher, Haute-Loire, Oise, Aveyron, Corrèze, Doubs, Eure, Eure et Loire, Lot et Garonne, Nièvre, Pyrénées Orientales,  Savoie, Tarn et Vaucluse) depuis la publication du dernier arrêté triennal du 27 août 2019 fixant les quotas départementaux de destruction pour la période 2019/2022.

Les juges ont notamment sanctionné le fait que les données relatives à l’impact de la prédation des cormorans sur les populations d’espèces de poissons protégées étaient en général mal connues et ne suffisaient donc pas à justifier les destructions. Face à ce constat, le nouveau projet d’arrêté 2022/2025 soumis à consultation publique depuis le 25 juillet 2022 propose de ne plus autoriser la destruction des cormorans en eaux libres (cours d’eau et plans d’eau), mais seulement à proximité des piscicultures.

Deux sous-espèces impossibles à distinguer

Par ailleurs, la sous-espèce maritime du Grand cormoran (Phalacrocorax carbo carbo) est strictement protégée et sa destruction passible de 150000€ d’amende et 3 ans d’emprisonnement. Avec une population française fragile estimée à moins de 2000 couples nicheurs, elle est présente dans 8 départements normands et bretons où elle cohabite avec sa cousine continentale. Compte tenu de l’impossibilité de les distinguer à l’œil nu, le projet d’arrêté prévoit qu’aucune dérogation autorisant la destruction de cormorans ne pourra désormais être accordée dans les départements littoraux des régions Bretagne et Normandie, soit leur totalité sauf l’Orne.

Au final, le gouvernement propose de fixer des plafonds annuels de prélèvements dans 58 départements pendant la période 2022/2025 pour tuer un total maximum de 27892 grands cormorans continentaux, contre 50283 au cours de la période 2019/2022, sur un effectif français moyen estimé à environ 90000 individus hivernants et 8000 couples nicheurs, qui continue de croître.

Peut mieux faire

La LPO prend acte des avancées de cet arrêté qui a fait l’objet d’un avis favorable du Conseil national de protection de la nature (CNPN). Cependant, des méthodes d’effarouchement efficaces et non létales existent pour éloigner les grands cormorans et devraient être privilégiées pour limiter leurs dégâts dans les exploitations piscicoles, d’autant plus que l’efficience des destructions dans ce domaine n’a jamais été établie de manière scientifique. II n’existe pas de solution unique déployable à grande échelle, de telles mesures doivent être adaptées aux particularités locales. Mais les tirs pratiqués depuis maintenant 30 ans ont clairement démontré leur inefficacité.

Participez à la consultation publique

Des chercheurs se penchent sur les caractéristiques des ailes des hiboux pour réduire le bruit des avions

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La modification du design et de la gestion des flux d’air, par analyse des ailes des hiboux, pourrait réduire la pollution sonore.

Des hiboux au service de la science ? Ces derniers sont, en tout cas, devenus l’objet d’analyse privilégié de chercheurs de l’université Xi’an Jiaotong, en Chine. L’objectif de leur étude, Physics of Fluids, est de trouver un moyen de réduire la pollution sonore, donc le bruit, d’engins comme les avions, mais aussi les drones ou les éoliennes. Et les ailes des hiboux pourraient avoir une importance dans cette étude. Le bord de fuite, la partie arrière des moteurs qui est la plus bruyante, est particulièrement concerné. Celui-ci génère une sonorité venant d’un flux d’air qui passe, crée une masse d’air turbulente sur les surfaces, avant de se disperser.Le rôle d’un bord de fuite dentelé

Les chercheurs sont partis des ailes de hiboux pour tenter de voir comment celles-ci pouvaient permettre de réduire le bruit. « Les hiboux produisent environ 18 décibels de bruit en moins que d’autres oiseaux à des vitesses de vol similaires, et ce, en raison de la configuration unique de leurs ailes », constate un chercheur cité par le site spécialisé Eurek Alert. Une autre constatation a été faite : « Quand le hibou attrape une proie, la forme de ses ailes change constamment », un comportement intéressant pour ces investigateurs.

Il apparaît que des bords de fuite dentelés réduiraient le bruit de ces machines, grâce aux crans, à l’instar des ailes des hiboux. « Les capacités de réduction du bruit des structures dentelées conventionnelles sont limitées. Certaines nouvelles structures de bord de fuite qui ne sont pas lisses doivent être proposées et développées pour exploiter davantage ce potentiel de réduction du bruit bionique », poursuit un autre scientifique.

Un logiciel a été utilisé pour mettre sur pied des profils aérodynamiques sur le modèle des ailes de hiboux. Avec pour idée d’optimiser la forme du bord de fuite et le passage du flux d’air. Les dentelures semblent faire leur effet, particulièrement lorsqu’elles sont asymétriques. Mais les chercheurs précisent également que chaque profil aérodynamique étant spécifique, il convient de conduire une analyse basée sur des usages et des besoins précis, comme pour des éoliennes.

Source : GEO                                                                                 

Le gouvernement veut autoriser le piégeage traditionnel des oiseaux

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Le vanneau huppé est classé « quasi-menacé » sur la liste rouge des oiseaux nicheurs de France métropolitaine. – Flickr / CC BY-NC 2.0 / Corine Bliek

Tandis que les études démontrent l’effondrement de nombreuses espèces d’oiseaux sauvages, récemment aggravé par les incendies et canicules, trois nouveaux projets d’arrêtés ministériels prévoient d’autoriser la capture létale de 107 730 d’entre eux.

Soumis à la consultation publique jusqu’au 10 août, les deux premiers projets, portés par le ministère de la Transition écologique, entendent autoriser la chasse de 106 500 alouettes des champs, l’un à l’aide de filets, l’autre à l’aide de cages. Quatre départements sont concernés, à savoir les Landes, la Gironde, le Lot-et-Garonne et les Pyrénées-Atlantiques, pour la saison 2022-2023. Un troisième projet d’arrêté défend la tenderie — technique de chasse à l’aide de filets, de 1 200 vanneaux huppés et de 30 pluviers dorés, dans les Ardennes.

2018, 2019, 2020, 2021, 2022… le choix de la récidive

« Ces arrêtés visent une nouvelle fois des espèces dont les statuts de conservation sont défavorables aux niveaux européen et français », déplore la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO). Depuis 1980, la moitié des effectifs européens de l’alouette des champs, connue pour avoir l’un des répertoires de chant les plus riches du monde des oiseaux, a disparu. Un fort déclin également constaté dans l’Hexagone, où une perte de près d’un quart de sa population a été enregistrée ces vingt dernières années. Le vanneau huppé est quant à lui classé parmi les espèces « menacées de disparition » en Europe, dans la liste rouge de l’Union internationale de conservation de la nature (UICN).

Le 6 août 2021, saisi par la LPO et One Voice, le Conseil d’État avait pourtant annulé les arrêtés ministériels similaires des saisons 2018-2019, 2019-2020 et 2020-2021. La raison ? Ces pratiques de chasse ne respectaient pas la directive Oiseaux de l’Union européenne.

En dépit de ces interdictions, le ministère de la Transition écologique avait fait le choix de la récidive. Le 15 octobre 2021, « plusieurs arrêtés ministériels autorisant à nouveau [ces pratiques] pour 2021-2022 avaient été publiés au Journal officiel sur ordre d’Emmanuel Macron, soucieux de ménager les fédérations de chasseurs à l’approche des élections », rappelle aujourd’hui la LPO. Une fois encore, les deux associations avaient déposé des recours en référé auprès du Conseil d’État, avant d’obtenir gain de cause le 25 octobre 2021.

Si ces nouveaux projets d’arrêtés, pour la saison 2022-2023, venaient à être publiés, la LPO assure qu’elle les attaquera immédiatement devant le Conseil d’État. En attendant, la LPO invite ses sympathisants à porter haut la voix des oiseaux lors des consultations publiques en cours.

Dès le 15 juillet, le rendez-vous est donné sur le Col d’Organbidexka

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Au cœur du Pays basque, à près de 1300 m d’altitude.

Nous parlons ici d’un passage obligé pour une grande partie des oiseaux migrateurs rejoignant les zones d’hivernage du sud de l’Espagne ou pour ceux qui vont traverser le Détroit de Gibraltar menant vers l’Afrique. La LPO invite chacun à venir découvrir ou redécouvrir ce phénomène fantastique et, pour celles et ceux qui l’ont vécu, inoubliable, qu’est la migration de milliers d’oiseaux migrateurs.

Une expérience pleine de sens

Du 15 juillet au 15 novembre, la LPO Aquitaine propose à chacun de devenir acteur de cette expérience en devenant écovolontaire. Trois missions sont au cœur de l’écovolontariat : repérer et identifier les oiseaux migrateurs (aucune compétence ornithologique n’est requise), intégrer ces résultats à la base de données et accueillir et sensibiliser les visiteurs de la Maison de l’Ornithologie au phénomène de la migration. Une formation sur mesure est proposée en immersion aux côtés d’observateurs passionnés !

L’année dernière, ce sont 407 écovolontaires qui sont venus sur le col pour recenser les oiseaux migrateurs mais aussi admirer le spectacle qu’ils nous offrent quotidiennement. Aigles bottés, circaètes et cigognes par centaine, le col offre des passages migratoires fantastiques !

Élisa Gérard, écovolontaire en 2021, nous confie son expérience :  » J’ai choisi ce bénévolat car la migration est à mes yeux le meilleur moyen de progresser en ornithologie, du fait du nombre d’oiseaux et de la diversité des espèces. Reconnaître les espèces en vol et parfois d’assez loin semble difficile au début, mais est au final très formateur. Tout cela ajouté à une expérience humaine incroyable.

Le guide de l’écovolontaire explique les démarches à suivre pour rejoindre les observateurs sur place :

https://bit.ly/GuideecovolontaireLPO

2021, une année extraordinaire pour la migration

En 2021, la barre des 15 000 milans royaux migrateurs a été franchie (précédent record : 8 796 en 2017) sur le Col d’Organbidexka. D’autres records annuels ont été battus chez divers rapaces et les cigognes blanche et noire ! Moment clef sur le col : un Tichodrome échelette en migration, passant si près des observateurs qu’il a dévoilé son beau plumage. Une saison qui restera dans les mémoires des équipes ! Quelles surprises va nous réserver la saison 2022 ? 

Apprendre et découvrir à la Maison de l’Ornithologie

De mi-juillet à mi-septembre, des animateurs de la LPO accueilleront petits et grands dans la Maison de l’ornithologie, mise à disposition par la Commission Syndicale du Pays de Soule. Une exposition sur la migration et la biodiversité d’Iraty, des animations pour découvrir les oiseaux migrateurs ou encore un cabinet de curiosités attendent les visiteurs. La Maison de l’ornithologie est ouverte tous les jours de 10h à 13h et de 15h à 18h. L’accès est libre. L’occasion de donner un aspect nature à ses vacances et de découvrir les oiseaux migrateurs dans un cadre exceptionnel.

Plus d’informations

Le LPO Info Spécial migration retrace les moments forts de la saison 2021 : https://bit.ly/LPOINFOMigration2021