Le palmarès du festival de Ménigoute 2023

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Pour la 39e fois, le Festival de Ménigoute vous remercie chaleureusement.
Malgré les intempéries, les sourires étaient sur tous les visages. Le président du Festival, Éric Bonnet, l’a souligné lors de la cérémonie de clôture : le soleil était parmi le public.

Nourrir et encourager la curiosité pour la nature, toujours et à tout âge. Chérir l’artisanal savoir-faire et le goût du partage. Continuer de danser, surtout ne pas cesser de s’émouvoir.

En somme, suivre en conseil le naturaliste, photographe et auteur de talent Michel Munier en faisant passer par le cœur ce qui passe par la tête.

Le jury de l’édition, avec Marie Amiguet à sa présidence, a reflété l’état d’esprit du Festival avec comme volonté nette d’honorer l’éthique dans le cinéma animalier.

Le sensationnel s’offre à la patience et aux passionné.es. Véronique, Anne & Erik Lapied en sont de véritables étendards et insistent sur l’importance du respect de la nature pour la réalisation de films qui la défendent. Hors de question de mettre en scène et d’occasionner du dérangement pour la faune et la flore avec le grand prix du Festival de Ménigoute signé Lapiedfilm, Sauvage, le chamois, l’aigle et le loup.

SAUVAGE, LE CHAMOIS, L’AIGLE ET LE LOUP, Lapied Véronique, Anne et Erik
Lapiedfilm, 62 min, 2023, France
LE GRAND PRIX DU FESTIVAL DE MÉNIGOUTE — 3 000€
Offert par le Département des Deux-Sèvres.
Un trophée « Le Lirou d’or » est offert par le Groupe Ornithologique des Deux-Sèvres (GODS).
Il récompense le meilleur film.

LE TEMPS DES VAUTOURS, Rondeau Emmanuel
Pernel Media, 50 min, 2022, France
PRIX PAUL GÉROUDET — 2 000€
Offert par la société « Nos oiseaux » et par son groupe de jeunes,

en partenariat avec « Aster » Conservatoire d’Espaces Naturels de Haute-Savoie,

l’association « Vautours en Baronnies » et la Société zoologique de Genève.
Il récompense le meilleur film ornithologique.

CATHÉDRALE SAUVAGE, Chambin Cédric
ERE productions, 73 min, 2022, France
PRIX DE LA PROTECTION DE LA NATURE — 1 000€
Offert par la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) et le Festival de Ménigoute.
Il récompense le meilleur film pour ses qualités en matière de sensibilisation du public à la nécessité de protéger notre patrimoine naturel.

SOUS LES TRANSATS, Bollet Sacha et Demarle Benoît
Cicada Production, 52 min, 2023, France
PRIX DES CLUBS CONNAÎTRE ET PROTÉGER LA NATURE — 1 000€
Offert par les clubs CPN.
Il récompense le meilleur documentaire à vocation pédagogique.

MONGOLIE, LA VALLÉE DES OURS, Sardar Hamid
LATO SENSU Productions, 87 min, 2023, France
PRIX DU JURY — 1 500€
Offert par les commerçants et artisans du canton de Ménigoute.
Il récompense le « coup de cœur » de la sélection. Il est accompagné d’un trophée Leica.

Climat : le monde vient de connaître le mois d’octobre le plus chaud jamais mesuré, et enregistre son cinquième record mensuel consécutif

la grèle a détruit les vignesAprès une sécheresse historique, la grèle a détruit des vignes, dans les Pyrénées-Orientales, à Trouillas, le 13 septembre 2023. (ARNAUD LE VU / HANS LUCAS / AFP)

Avec une moyenne de 15,4°C à la surface du globe, le record d’octobre 2019 est battu de 0,4°C, selon Copernicus, qui parle d’une anomalie thermique « exceptionnelle » pour les températures mondiales.

Le mois d’octobre a été le plus chaud jamais enregistré dans le monde, a annoncé, mercredi 8 novembre, l’observatoire européen Copernicus. Avec une moyenne de 15,4°C à la surface du globe, le mois écoulé dépasse le record précédent, établi en octobre 2019, de 0,4°C, selon l’institut, qui qualifie cette anomalie d’« exceptionnelle » pour les températures mondiales. Octobre 2023 est ainsi « 1,7°C plus chaud que la moyenne d’un mois d’octobre sur la période 1850-1900 », soit avant que les émissions de gaz à effet de serre causées par les activités humaines ne précipitent le changement climatique.

Ce relevé correspondant au mois d’octobre s’inscrit dans une succession de records mensuels entamée en juin, lesquels devraient faire de 2023 l’année la plus chaude jamais enregistrée, devant le record annuel établi en 2016. « Nous pouvons affirmer avec une quasi-certitude que 2023 sera l’année la plus chaude dans les annales », a annoncé la cheffe adjointe du service changement climatique (C3S) de Copernicus, Samantha Burgess, dans un communiqué. Elle y rappelle que « le sentiment de devoir prendre d’urgence des mesures climatiques ambitieuses à l’approche de la COP28 n’a jamais été aussi fort, » en référence à la 28e conférence climatique des Nations unies, qui se tiendra à Dubaï, du 30 novembre au 12 décembre.

Depuis janvier, la température moyenne est ainsi la plus chaude jamais mesurée sur les dix premiers mois de l’année : 1,43°C au-dessus du climat des années 1850-1900, selon l’observatoire européen.

L’objectif est de limiter la hausse à 1,5°C 

Plus que jamais, 2023 s’approche, sur une année entière, de la limite fixée par l’accord de Paris : en vertu de ce texte signé en 2015, la communauté internationale s’est engagée à limiter la hausse moyenne de la température mondiale à 1,5°C, un chiffre au-delà duquel les catastrophes climatiques seront encore plus dévastatrices pour l’homme, comme pour la biodiversité. Les mois qui viennent de s’écouler ont ainsi été marqués par des sécheresses synonymes de famines, des incendies dévastateurs ou des ouragans renforcés. 

Alors que le climat actuel est considéré comme réchauffé d’environ 1,2°C par rapport à 1850-1900, l’Organisation météorologique mondiale a estimé au printemps que cette barre serait franchie pour la première fois sur 12 mois au cours des cinq prochaines années.

Il faudra toutefois mesurer le 1,5°C en moyenne sur plusieurs années pour considérer le seuil atteint du point de vue climatique. Le Giec, qui rassemble les experts climat mandatés par les Nations unies, prévoit qu’il le sera avec 50% de chances dès les années 2030-2035, compte tenu du rythme des émissions de GES, essentiellement issus des énergies fossiles. 

ASPAS :Newsletter – Octobre 2023

ASPAS

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Des victoires pour les blaireaux, les tétras-lyres, des actions en justice contre la nouvelle liste des “ESOD” et l’insécurité liée à la chasse… Retour sur les temps forts de l’ASPAS du mois d’octobre !

« NUISIBLES » : L’ASPAS SAISIT LE CONSEIL D’ÉTAT !

Après un minutieux travail d’analyse du nouvel arrêté fixant la liste des “espèces susceptibles d’occasionner des dégâts” (ESOD) du ministère de l’Ecologie, texte qui permet sans justification écologique la destruction illimitée de renards, pies, martres, etc. pour 3 nouvelles années, l’ASPAS s’en remet à la plus haute juridiction administrative pour tenter de sauver un maximum d’animaux. >> En savoir plus

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LA RÉGULATION DES ESOD EST
SANS FONDEMENT SCIENTIFIQUE

Dévoilé fin septembre, un rapport commandité par l’ASPAS et la LPO auprès des experts de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB) met en lumière l’inefficience des destructions des animaux considérés comme “nuisibles” sur la réduction des dommages qui leur sont imputés… >> Lire le rapport

stop aux accidents de chasse

STOP AUX ACCIDENTS DE CHASSE !

Avec le collectif Un Jour Un Chasseur, l’ASPAS a engagé le 10 octobre la première étape d’un recours contre l’État pour carence fautive face à l’insécurité liée à la chasse. Alors qu’un nouveau sondage IPSOS confirme plus que jamais le sentiment d’insécurité des Français en période de chasse, plusieurs incidents graves sont déjà survenus depuis septembre (grimpeurs visés par des plombs en Charente, vitre arrière d’une voiture explosée en Dordogne, tir sur une villa près de Nice…).

Pour renforcer notre action, si vous-mêmes avez été victimes d’un accident lié à la chasse vous pouvez rejoindre notre recours. Ecrivez-nous à l’adresse temoignage@aspas-nature.org et partagez l’initiative autour de vous !
>> En savoir plus

CHASSE SUSPENDUE POUR LE TÉTRAS
ET LA PERDRIX BARTAVELLE EN SAVOIE

Saisi par l’ASPAS et One Voice, le tribunal de Grenoble a suspendu le 18 octobre la chasse de ces deux galliformes dans le département de la Savoie. Des centaines d’oiseaux sont sauvés des fusils pour la saison de chasse 2023-2024 ! >> En savoir plus

ANNULÉ, LE DÉTERRAGE DE
BLAIREAUX DANS LA VIENNE !

Et une victoire de plus pour nos “petits ours des campagnes” ! Déjà suspendu par la justice en juillet 2021, suite à une action menée par l’ASPAS et AVES, un arrêté préfectoral qui avait autorisé deux périodes complémentaires de vénerie sous terre dans la Vienne a été définitivement annulé, le 19 octobre 2023. >> En savoir plus

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GOUPIL, LE MAGAZINE TRIMESTIREL DE L’ASPAS

Goupil est LE magazine incontournable pour découvrir toute l’étendue de nos actions vaillantes et militantes pour la protection de la nature et des animaux sauvages ! Dans le numéro d’automne à paraître, vous trouverez un dossier central sur la bonne cohabitation avec les renards, des actus exclusives sur nos Réserves de Vie Sauvage®, le résumé de nos dernières actions pour les loups, les blaireaux, les “nuisibles”, contre les abus de la chasse… Sans oublier évidemment l’intégralité de nos résultats juridiques !

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Deux procès importants ont eu lieu en octobre, dans lesquels l’ASPAS était partie civile : l’un du conducteur qui avait cherché à écraser un loup avec sa voiture en Isère, l’autre d’un chasseur qui avait abattu un gypaète et un vautour moine dans la Drôme. Côté résultats, les délibérations de deux autres affaires pénales nous sont parvenues : l’une concernant le dérangement de hiboux grands-ducs dans les Calanques, l’autre un délit de pêche illégale à Marseille. >> En savoir plus

La question du mois
Existe-t-il une surface minimale pour pouvoir interdire la chasse ? >> Lire la réponse

Recours contre la chasse qui tue (aussi) des humains

stop aux accidents de chasse

10 octobre 2023

Homicides, blessés graves, tirs en direction des maisons, des voitures… Chaque année en France, la chasse génère quantité de drames et pose de graves problèmes d’insécurité chez les 98% de Français qui ne pratiquent pas ce loisir. Face à l’inaction de l’État qui faillit à mieux encadrer et sécuriser ce loisir mortel, l’association ASPAS et le collectif Un Jour un Chasseur ont engagé le 10 octobre 2023 une action en justice devant le Tribunal administratif de Paris.

Mélodie, Thérèse, Joël, Morgan… Depuis 1990, la chasse a tué plus de quarante personnes en France et en a blessé plusieurs centaines d’autres. Des femmes, des hommes qui n’avaient absolument rien à voir avec ce “sport”, abattus lors de leurs promenades, sur leur VTT, au volant de leur voiture… et même dans leur propre jardin. 

Lors de la dernière saison de chasse, la proportion de bavures à l’encontre des non-chasseurs a connu une augmentation spectaculaire, passant de 13% à 28%* : les chasseurs ont blessé des cyclistes, des randonneurs, des ramasseurs de champignons, des promeneurs du dimanche. Ils ont tiré vers des cavalières, à travers des caravanes, en direction des maisons, des écoles, des jardins, des voitures… Et comme chaque année, dans leur grande majorité ces méfaits sont survenus le week-end (83 % des accidents par arme à feu**).

Il y a aussi des situations très dangereuses qui, parce que ce jour-là il n’y a pas eu de mort, ne sont pas recensées dans les rapports annuels de l’Office Français de la Biodiversité (OFB), organisme chargé d’établir chaque année le bilan accidentogène de la chasse. Ces incidents, traumatisants et rarement médiatisés, sont rendus publics grâce aux témoignages reçus par l’ASPAS et le collectif Un Jour Un Chasseur. La plupart des victimes, par peur de représailles, demandent à rester anonymes en cas de diffusion.

7 Français sur 10 ne sont pas sereins en période de chasse

Selon un sondage IFOP de décembre 2022***, sept Français sur dix ne se sentent pas sereins en période de chasse, un chiffre qui a fortement augmenté au fil des années. Il est totalement inadmissible que dans un pays libre et démocratique comme la France, les citoyens hésitent voire renoncent à sortir se promener dans la nature six mois de l’année, de peur de se prendre une balle ou une volée de plombs. Cette situation ne peut perdurer, et relève de la responsabilité de l’État.     

C’est pour mettre un terme à toute forme d’insécurité liée à la chasse que nos organisations saisissent aujourd’hui la justice, pour mettre l’État face à ses responsabilités. Avec des règles de sécurité plus strictes, un permis plus contraignant, un week-end sans chasse, tant de drames auraient pu être évités. 

À travers le lancement de cette action en justice, l’ASPAS et Un Jour Un Chasseur demandent au Gouvernement de prendre sans délai, les mesures propres à assurer la sécurité et la tranquillité de la population dans le contexte de la pratique de la chasse, en adoptant notamment, pour l’ensemble du territoire, des mesures pertinentes pour limiter les accidents, les incidents et les nuisances en marge des actions de chasse. S’il ne répond pas à leur demande d’ici le 10 décembre, les associations saisiront le Tribunal administratif de Paris d’un recours en carence fautives de l’État fondé sur le non-respect de ses obligations issues des textes internationaux et internes.  

Pesticides dans le vin : le combat d’une lanceuse d’alerte réduite au silence

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Valérie Murat et le chèque symbolique des 125 000 euros de dommages et intérêts. © Sylvain Lapoix / Reporterre

Condamnées à verser 143 000 euros et à garder le silence pour avoir publié une étude sur les pesticides dans les vins labellisés, une association et sa porte-parole ont réuni la somme et obtenu le droit de faire appel.

tracteur pulvérisant

« Je ne peux pas vous parler des produits pulvérisés dans les vignes labellisées Haute valeur environnementale (HVE), mais le combat juridique peut reprendre. » Deux ans après sa condamnation par le tribunal de Libourne (Gironde) pour dénigrement, la militante Valérie Murat desserre un peu le bâillon. Au prix d’une longue campagne de levée de fonds, elle a pu réunir avec l’association Alerte aux toxiques — dont elle est porte-parole — les 143 000 euros nécessaires pour faire appel de cette décision.

C’est en 2012, suite à la mort de son père d’un cancer reconnu comme maladie professionnelle liée à son activité de viticulteur, que Valérie Murat s’était lancée dans la dénonciation de l’épandage de pesticides dans les vignobles. En 2020, l’association Alerte aux toxiques, dont elle est la figure de proue, s’est attaquée au label HVE, censé garantir des pratiques agricoles vertueuses pour les écosystèmes. Il avait publié une analyse relevant dans 22 vins labellisés (dont 19 bordelais) des traces de pesticides de synthèse.

500 euros par jour

Accompagné de vingt-cinq coopératives et châteaux, le Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB) a alors attaqué l’association et sa porte-parole devant le tribunal de Libourne. Ce dernier les a condamnées en 2021 à une interdiction de prise de parole publique sur l’étude sur le HVE, assortie d’un versement de 125 000 euros de dommages et intérêts et près de 18 000 euros de remboursement de frais de justice et de publication.

« Une sanction extrêmement rigoureuse, souligne Maître Bruno Bouyer, avocat de la défense. Quand un avocat demande 100 euros, c’est pour obtenir 60 ou 70 euros. Là, la juge a accordé la somme exacte requise. » Au dépôt de l’appel, le CIVB et ses coplaignants avaient saisi le conseiller de la mise en état de la cour d’appel de Bordeaux et obtenu que Valérie Murat et Alerte aux toxiques devaient garder le silence et réunir la somme pour pouvoir contester le jugement.

Ont alors commencé une campagne de financement participatif et une course contre la montre : si le paiement n’était pas effectué au 10 novembre 2023, l’appel serait considéré comme « périmé ». « J’ai écrit à LFI [La France insoumise], aux écolos, au PS [Parti socialiste]… Je passais mes journées au téléphone », se souvient Valérie Murat, qui a réuni le soutien de nombreux parlementaires et associations : 2 852 dons au total.

En parallèle de quoi, la militante a dû faire le ménage dans ses publications : blog suspendu, réseaux sociaux fermés… Le jugement de 2021 a condamné l’association à 500 euros d’amende par jour si la moindre mention de l’affaire des pesticides dans les vins HVE était constatée. « Dans la lettre de mise en demeure, le CIVB avait cité toutes sortes de médias, jusqu’à des podcasts très peu suivis, la chaîne YouTube d’un ami… Tout ça était considéré comme de la “promotion” de notre étude », explique Valérie Murat.

Liberté d’expression

L’outil juridique utilisé soulève de lourdes questions : le CIVB et ses coplaignants mènent une action pour « dénigrement », qui vise à régler des conflits dans le cadre de la concurrence déloyale. Une accusation ne prévoyant pas les limites posées à la diffamation pour respecter la liberté d’expression. « C’est le cœur du problème, tranche Me Bouyer. La diffamation est très encadrée pour garantir le respect de la liberté d’expression. Notamment par l’exception de vérité qui permet la relaxe si la défense prouve la véracité des faits. Le dénigrement ne répond à aucune de ces règles. »

L’usage n’est pas neuf : c’est sur cette base que la Fédération des charcutiers avait obtenu la condamnation de l’application Yuka en 2021, pour avoir renvoyé vers une pétition contre les additifs nitrités. Yuka avait finalement gagné son procès en appel.

Pour Valérie Murat et Alerte aux toxiques, l’objectif de l’appel est de contester la condamnation pour dénigrement, notamment en arguant qu’il s’agit d’une affaire de diffamation. Elles pensent pouvoir le porter avant fin 2024 devant la cour d’appel de Bordeaux. D’ici là, elles devront garder le silence sur le fond pour espérer sauver la forme.

2023 : Il se confirme que les ours causent de moins en moins de dégâts en Ariège

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Les chiffres du nombre de bêtes expertisées en Ariège au 20 octobre montrent une baisse de 22 % en 2023, par rapport à 2022. Il s’agit aussi du deuxième chiffre le plus bas depuis 2019 (1171 en 2019, 768 en 2020, 623 en 2021, 882 en 2022, 682 en 2023).

Généralement, environ les deux tiers des bêtes expertisées sont officiellement imputées à l’ours (« responsabilité ours non écartée ») : on peut donc s’attendre à une baisse sensible des dégâts d’ours en 2023.

Ces résultats encourageants sont à rapprocher de la croissance continue de la population d’ours, environ 10% chaque année. Le nombre de bêtes annuellement tuées par ours (nombre de bêtes divisé par nombre d’ours) dans les Pyrénées est donc en baisse constante: -60 % depuis 2019.

On peut en conclure logiquement que :

  • D’une part, les prédations ne sont pas proportionnelles au nombre d’ours.
  • D’autre part, elles dépendent fortement des protections mises en place (berger, chiens, et parcs électrifiés) dont le nombre augmente en Ariège comme dans les Pyrénées.

Toutefois, les prédations annuelles par ours restent encore à un niveau très largement supérieur à celles de nos voisins européens (environ 10 fois plus) : les marges de progression sont donc importantes. La mise en place et en conditions opérationnelles des moyens de protection reste un objectif à poursuivre et à compléter pour remédier à cette situation.

Les associations membres de CAP – Ours :

Altaïr NatureAnimal CrossAssociation Nature Comminges (ANC), Comité Écologique Ariégeois (CEA), Conseil International Associatif pour la Protection des Pyrénées (CIAPP), FERUS (Groupe Loup France/ARTUS), Fonds d’Intervention Eco- Pastoral – Groupe Ours Pyrénées (FIEP), France Nature Environnement (FNE), France Nature Environnement

Hautes Pyrénées (FNE 65), France Nature Environnement Midi-Pyrénées (FNE Midi-Pyrenees), Nature en OccitaniePays de l’Ours-ADET (Association pour le Developpement Durable des Pyrenees), Société d’Etude de Protection et d’Aménagement de la Nature dans le Sud Ouest – Pyrénées-Atlantiques (SEPANSO 64), Société nationale de protection de la Nature (SNPN), Société Française pour l’Etude et la Protection des Mammifères (SFEPM), SoursWWF France.