ASPAS_Newsletter – Juin 2022

ASPAS

Au sommaire ce mois-ci : une commune qui s’engage pour les renards, des loups menacés d’abattage dans l’Hérault, un vin rosé qui protège la nature et une pluie de victoires pour les blaireaux ! Bonne lecture.

blaireau

DE NOMBREUX BLAIREAUX SAUVÉS DU DÉTERRAGE !

Le printemps est souvent synonyme de chasse cruelle pour eux, mais une série de victoires remportées par l’ASPAS et AVES devant les tribunaux a offert un peu de répit à nos “petits ours” dans la Somme, la Charente, les Ardennes et l’Ille-et-Vilaine. Avec une jurisprudence qui progresse, on peut s’attendre à d’autres bonnes nouvelles bientôt ! >> En savoir plus

renard

LA VILLE DE MELLE AGIT POUR LES RENARDS

Grâce en partie au précieux travail de médiation entrepris par la délégation ASPAS des Deux-Sèvres, la ville de Melle, 6200 habitants, a émis le souhait de retirer le renard de la liste des « nuisibles ». Une petite pierre de plus pour la réhabilitation du goupil !
>> En savoir plus

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PAS DE PLACE POUR LA NATURE
SUR LE PLATEAU DES MOUTONS !

Il n’y a que 4 loups identifiés dans l’Hérault, mais c’est déjà 4 de trop pour le préfet qui n’a d’oreilles que pour les éleveurs réclamant le droit de les abattre dans les zones décrétées comme « difficilement protégeables »… L’ASPAS pousse un coup de gueule et préconise la cohabitation plutôt que la destruction ! >> Lire le communiqué

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UN ROSÉ QUI PROTÈGE LA NATURE…

Cette année encore, le vigneron bio Laurent Habrard a décidé de reverser l’intégralité des ventes de son vin “Merci Dame Nature!” à l’ASPAS pour financer de nouveaux hectares de nature labellisés Réserve de Vie Sauvage, sans fusils ni tronçonneuses… Encore faut-il que les bouteilles trouvent acquéreur (c’est là que vous pouvez nous aider !). >> En savoir plus et soutenir cette action

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RETOUR SUR LES SUCCÈS 2021 DE L’ASPAS

Notre Assemblée générale, qui s’est tenue le 18 juin, a permis à nos adhérents d’approuver à une écrasante majorité le rapport annuel de 2021, entre victoires juridiques, nouveaux espaces protégés et actions pour la nature rondement menées ! Des succès que nous avons le plaisir de vous partager, avec ce document à télécharger en PDF. En espérant compter sur votre soutien en 2022 ! >> Télécharger le rapport

PENDANT CE TEMPS LÀ… SUR LA RÉSERVE DE VIE SAUVAGE DU GRAND BARRY !

Notre Réserve de Vie Sauvage® du Grand Barry, dans la Drôme (26), a offert à notre caméra un véritable défilé de chamois. Trouverez-vous combien de chamois se trouvent sur cette vidéo ? >> Voir la vidéo

RENCONTRONS-NOUS
Samedi 2 juillet, de 10h à 18h, l’ASPAS tiendra un stand au village végane et écologiste au cœur de Saint-Étienne (42), sur la place Jean Jaurès. N’hésitez pas à vous y rendre pour prêter main forte à notre bénévole Jean-Marc !

À la rentrée, l’agenda sera dense avec notamment le Festival de l’avenir au naturel à l’Albenc (38) du 3 au 4 septembre, la Foire Biozone à Mûr-en-Bretagne (22) du 10 au 11 septembre, le Forum des associations à Aix-en-Provence (13) le 11 septembre, la Journée « Nature en ville » à Clermont-Ferrand (63) le 24 septembre.

Bien d’autres évènements auront besoin de bénévoles dans les territoires.

Si vous êtes à l’aise avec le public, et avez à cœur de diffuser nos valeurs pour la protection des espèces et des espaces, n’hésitez pas à nous rejoindre !

 

Retrouvez tous nos évènements sur l’agenda des évènements (régulièrement mis à jour), et écrivez-nous à actions@aspas-nature.org

LA QUESTION DU MOIS

J’ai vu un chasseur embusqué aux abords d’une prairie, en plein mois de juin… En a t-il le droit ? >> Lire la réponse

 

Pourquoi restons-nous inertes face à l’enjeu de civilisation du changement climatique ?

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Le problème majeur du réchauffement climatique est désormais bien connu et les premiers effets de la crise écologique se font déjà sentir. Un changement radical et global n’a jamais été aussi nécessaire, mais les actions que nous mettons en œuvre sont bien loin d’être à la hauteur des enjeux. Comment expliquer ce désintérêt pour une question pourtant cruciale ? Pourquoi détournons-nous le regard devant la catastrophe annoncée et la perspective de l’effondrement ?

Déni et syndrome de l’autruche

Lassitude, fatalisme, apathie, désillusion…? Si les consciences s’éveillent progressivement, la résignation prend souvent le pas sur l’indignation face à la gravité de la crise écologique. Confrontés à l’ampleur et l’imminence de la catastrophe, comment en effet ne pas perdre espoir ? Comment comprendre et analyser les mécanismes de notre cerveau qui nous poussent à accepter et même perpétuer une réalité mortifère ?

Le déni comme mécanisme de survie

En dépit de la clarté des informations scientifiques et de l’unanimité des constats sur nos perspectives d’avenir, notre degré de conscience sur la question de la crise écologique n’est pas à la hauteur des enjeux auxquels elle nous confronte.

Climatoscepticisme, déni actif, partiel ou attentiste… Nous n’agissons que trop peu et préférons bien souvent, que ce soit par crainte ou par confort intellectuel, détourner le regard.

Dans son essai intitulé Le syndrome de l’autruche, le sociologue et philosophe George Marshall analyse les mécanismes par lesquels une partie de notre cerveau préfère en effet nier une information anxiogène et la faire passer au second plan.

Le déni de la réalité de la crise écologique serait en fait une stratégie de survie. Si nous pensions sans cesse à l’effondrement, nous serions tétanisés, paralysés par la peur et le sentiment d’impuissance. Il nous faut donc, pour continuer à vivre dans l’immédiateté, la mettre de côté, quitte à délaisser des enjeux cruciaux à plus long terme.

Les neurosciences nous proposent une autre piste soutenue dans le livre « Le bug humain » de Sébastien Bohler. Si nous détruisons la planète, c’est parce que notre cerveau nous y pousse. Surprenant, non ?
En réalité, le fonctionnement du circuit de la dopamine, qui a permis à notre espèce de traverser les millénaires, en nous poussant à nous reproduire, à nous alimenter, et à rechercher l’information autour de nous, nous conditionne aujourd’hui à nous gaver – de malbouffe, de pornographie, de chaînes d’information et de réseaux sociaux, ce qui contribue à la destruction de notre planète, dans la mesure où ces consommations sont fortement émettrices de gaz à effet de serre.

L’impuissance des lanceurs d’alerte : une parole scientifique largement ignorée

Confrontée quotidiennement à ce déni de grande ampleur, la communauté scientifique fait un constat d’impuissance, alertant sans cesse sur la gravité d’une situation qui ne semble pas évoluer, et ce depuis maintenant 50 ans.

Régulièrement, des dizaines de milliers de scientifiques lancent des appels au changement, comme en 2017, en 2019 ou en avril 2022 où 1 400 scientifiques, climatologues, géographes, sociologues, philosophes, historiens, océanographes, astrophysiciens, mathématiciens et économistes se sont mobilisés, à l’approche des élections présidentielles, sur « l’absence de débat démocratique (…) sur les graves bouleversements en cours et à venir qu’ils concernent le climat, l’océan, la biodiversité ou les pollutions ». En vain.

L’opposition au changement : le silence médiatique et politique

Malgré l’urgence vitale de la situation, le sujet de la crise climatique et l’effondrement de la biodiversité demeure largement occulté par les médias et absent du débat public. Ou quand il est abordé, il l’est seulement pour se donner bonne conscience ou faire du greenwashing sans mesurer le véritable enjeu de civilisation que nous devons surmonter.

Le silence médiatique

Le dernier rapport du GIEC est alarmant et accablant. Mais dans les médias : rien, ou presque.

Bien souvent, les chaînes télévisées évitent tout simplement le sujet, jugé trop technique et anxiogène. Elles accordent donc davantage d’attention aux enjeux de court terme, retenant plus facilement l’attention immédiate du public et ignorant largement la perspective de long terme que nous impose de prendre en compte l’évolution climatique.

Bien qu’indirectement lié à la crise écologique dont il constitue une des manifestations sensibles, la crise du COVID est ainsi beaucoup plus traitée par les médias que la question plus vaste de la destruction des habitats et du franchissement de la barrière inter-espèces dues à la déforestation et au réchauffement climatique. Nous nous contentons donc d’évoquer le symptôme, refusant de traiter la cause.

De la même manière, le sujet demeure majoritairement absent du débat public, comme le souligne Emma Tosini, porte-parole du mouvement ANV-COP21, à propos des débats présidentiels récents : « Nombre de candidats et candidates se complaisent dans le déni de la crise climatique tandis que de nombreux médias continuent d’invisibiliser les débats autour de l’écologie».

Lors des débats présidentiels, un temps de parole infime a été accordé à la crise climatique, les regards étant majoritairement tournés vers l’Ukraine. Face à ce constat, plus de 150 militants du mouvement Extinction Rébellion se sont rendus le lundi 21 février devant les locaux de France Télévisions, afin d’alerter les rédactions de tous les médias français sur la nécessité de faire de l’urgence climatique une priorité médiatique.

« Nous avons besoin des médias pour ces élections, afin de ne pas laisser les politiques détourner l’attention des citoyen.ne.s au profit de sujets polémiques et racoleurs, reléguant ainsi la survie des espèces, dont la nôtre, au second plan. La jeunesse a besoin d’espoir et réclame de la visibilité en ce qui concerne son avenir. Parce qu’une croissance économique sur une planète aux ressources limitées n’est plus possible, la sobriété nécessaire à l’évolution de nos modes de vie est source de bonheur et de solidarité, ce n’est pas une régression. Nous demandons que les français soient mieux et plus éclairés sur le caractère mortifère du système actuel, liant économie et finance, consommation et destruction du vivant. », expliquaient-ils.

De puissants conflits d’intérêts : l’inertie des pouvoirs publics

Face aux perspectives dramatiques qu’exposent unanimement les rapports scientifiques, la responsabilité des décideurs politiques est capitale. Mais là aussi, déni et inertie sont trop souvent de mise, privilégiant les objectifs de croissance économique, les enjeux de pouvoir et les intérêts privés à ceux de la préservation du Vivant.

« Les pays n’ont pas les mêmes politiques concernant l’adaptation à la crise climatique. Ceux qui sont le plus touchés souhaitent que le langage employé alerte clairement sur la gravité de la crise climatique, tandis que d’autres gouvernements souhaitent que le message soit le plus mou possible pour ne pas avoir à faire de transformations majeures. Le GIEC existe depuis 30 ans, et pourtant aucune politique n’a été mise en place pour prendre le problème au sérieux », explique l’écologue et géographe Wolfgang Cramer, (CNRS/IMBE).
Souvenons-nous de la déclaration de Rajendra Pachauri, Président du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) en 2009 : « Le monde développé n’a vraiment rien fait. Le Protocole de Kyoto est reconnu plutôt par sa violation que par l’adhésion aux limites qui ont été fixées. »
Aujourd’hui, nous sommes dans l’après-Kyoto, et rien n’a vraiment changé. Les sommets sur le climat se suivent et se ressemblent : les dirigeants du monde s’applaudissent, les grands médias nous rassurent et continuent de prôner la croissance infinie dans un monde fini, quoi qu’il en coûte…

En 2021, la France a ainsi été doublement condamnée par la justice pour son inaction climatique, notamment par le Conseil d’Etat, la plus haute instance administrative de notre pays.

Le verdict des scientifiques est sans appel : “ Depuis des décennies, les gouvernements successifs ont été incapables de mettre en place des actions fortes et rapides pour faire face à la crise climatique et environnementale dont l’urgence croît tous les jours. Cette inertie ne peut plus être tolérée (…) Les politiques françaises actuelles en matière climatique et de protection de la biodiversité sont très loin d’être à la hauteur des enjeux et de l’urgence auxquels nous faisons face.”

Nous savons que le temps presse pour entamer la transformation radicale de nos sociétés vers la résilience. Mais notre culture du déni et du délai repousse sans cesse le moment de l’action. Si la prise de conscience ne suffit pas, comment sortir de l’inertie ?
L’information et la sensibilisation semblent cruciales, dès lors qu’elles permettent de déboucher sur la mobilisation et l’action collective, comme le rappellent explicitement les membres du GIEC : « Les choix que nous ferons au cours de la prochaine décennie détermineront notre avenir. Tout retard supplémentaire dans une action mondiale concertée manquera une fenêtre brève et qui se referme rapidement pour assurer un avenir vivable. Pour assurer avec succès notre propre avenir et celui des générations futures, les risques climatiques doivent désormais être pris en compte dans chaque décision et chaque planification politique. Nous avons les connaissances et les outils. Maintenant, c’est à nous de faire notre choix. »

Source : notre-planète.info / 19 mai

Plus de 500 espèces animales perdues de vue dans le monde

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La sixième extinction massive de la biodiversité est aujourd’hui en cours et de nombreuses populations animales sont aujourd’hui en déclin… Mais qu’en est-il des espèces considérées comme « perdues de vue » car il n’y a aucune certitude permettant de les classer dans les espèces éteintes. Une nouvelle étude scientifique soulève ce problème en axant ses recherches sur les espèces de vertébrés terrestres. 

Une étude, publiée dans Animal Conservation, fournit pour la première fois une évaluation de toutes les espèces de vertébrés terrestres – amphibiens, reptiles, oiseaux et mammifères – qui sont portées disparues mais qui ne sont pas été déclarées éteintes, à l’échelle mondiale.

Pour cela, les chercheurs ont analysé les informations d’un total de 32 802 espèces figurant sur la Liste Rouge des espèces menacées de l’Union internationale pour la conservation de la nature (Red List de l’UICN) et 562 d’entre elles sont considérées comme « perdues » car personne ne les a observées depuis plus d’une cinquantaine d’années. 13% des espèces perdues (75 espèces) sont répertoriées comme « probablement éteintes » par l’UICN.

D’un point de vue général, en prenant en compte l’ensemble des groupes d’espèces analysés et classés par la Liste Rouge, soit un total de plus de 142 500 espèces recensées, 40 000 sont menacées d’extinction : 41 % d’amphibiens, 37 % de requins et de raies, 34 % de conifères, 33 % de coraux constructeurs de récifs, 26 % de mammifères et 13 % d’oiseaux.

En se focalisant uniquement sur les espèces de vertébrés terrestres « disparues », les reptiles sont les plus nombreux et comptabilisent 257 espèces perdues, suivis de près par 137 espèces d’amphibiens, 130 espèces de mammifères et 38 espèces d’oiseaux….

Les zones tropicales sont les plus menacées, mais pas seulement…

Une grande partie des espèces perdues se trouvent, sans grande surprise, dans les régions tropicales où la diversité biologique y est impressionnante mais aussi particulièrement menacée par le changement climatique et les activités humaines. Par exemple, sur les 562 espèces perdues, 69 ont été vues pour la dernière fois en Indonésie, 33 au Mexique ou encore 29 au Brésil.

Comme son nom l’indique, dans ces pays dits « mégadivers », les scientifiques devraient pourtant y trouver de nouvelles espèces et non une quantité importante d’espèces perdues ou probablement éteintes. Par exemple, l’Indonésie est un hotspot de taxons perdus et compte un grand nombre d’espèces perdues dans chaque classe d’étude. D’après les déductions de l’équipe de chercheurs, cette situation critique est due à un intérêt faible de la recherche sur la biodiversité bien qu’il s’agisse d’un pays riche en biodiversité où la conservation devrait pourtant être une priorité.

Voir plus sur notre-planete.info : ICI

L’extension de l’aéroport de Lille validée par l’État

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Mercredi soir, 6 juillet, la préfecture du Nord a délivré l’autorisation environnementale pour la modernisation et l’extension de l’aéroport de Lille-Lesquin. Le projet prévoit entre autres l’agrandissement du terminal, la création d’un nouveau parking et l’élargissement de la piste principale, ainsi qu’une mise à niveau fonctionnelle de l’aérogare et des parkings. Il est contesté par des élus, notamment écologistes, et par un collectif baptisé Nada (Non à l’agrandissement de l’aéroport de Lille). Extinction Rebellion, Greenpeace, ANV-COP21 Lille et Les Amis de la Terre ont également organisé plusieurs mobilisations contre ce projet. Reporterre les avait suivis au cours d’une manifestation en février.

« Contradiction flagrante » avec les objectifs climatiques

Dimensionné pour « un trafic annuel de 1,5 million de passagers lors de sa mise en service en 1996 (…) avec un trafic annuel en 2019 proche des 2,2 millions de passagers, ce terminal atteint certains jours le seuil de saturation, notamment en saison estivale », selon l’aéroport. Le scénario de croissance retenu vise « 3,9 millions de passagers à l’horizon 2039 », a-t-il précisé.

Cet agrandissement avait déjà été validé par la loi Climat et dénoncé par la Convention citoyenne pour le climat. Ses membres y voyaient « une contradiction flagrante » avec nos objectifs climatiques.

Dès le 15 juillet, le rendez-vous est donné sur le Col d’Organbidexka

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Au cœur du Pays basque, à près de 1300 m d’altitude.

Nous parlons ici d’un passage obligé pour une grande partie des oiseaux migrateurs rejoignant les zones d’hivernage du sud de l’Espagne ou pour ceux qui vont traverser le Détroit de Gibraltar menant vers l’Afrique. La LPO invite chacun à venir découvrir ou redécouvrir ce phénomène fantastique et, pour celles et ceux qui l’ont vécu, inoubliable, qu’est la migration de milliers d’oiseaux migrateurs.

Une expérience pleine de sens

Du 15 juillet au 15 novembre, la LPO Aquitaine propose à chacun de devenir acteur de cette expérience en devenant écovolontaire. Trois missions sont au cœur de l’écovolontariat : repérer et identifier les oiseaux migrateurs (aucune compétence ornithologique n’est requise), intégrer ces résultats à la base de données et accueillir et sensibiliser les visiteurs de la Maison de l’Ornithologie au phénomène de la migration. Une formation sur mesure est proposée en immersion aux côtés d’observateurs passionnés !

L’année dernière, ce sont 407 écovolontaires qui sont venus sur le col pour recenser les oiseaux migrateurs mais aussi admirer le spectacle qu’ils nous offrent quotidiennement. Aigles bottés, circaètes et cigognes par centaine, le col offre des passages migratoires fantastiques !

Élisa Gérard, écovolontaire en 2021, nous confie son expérience :  » J’ai choisi ce bénévolat car la migration est à mes yeux le meilleur moyen de progresser en ornithologie, du fait du nombre d’oiseaux et de la diversité des espèces. Reconnaître les espèces en vol et parfois d’assez loin semble difficile au début, mais est au final très formateur. Tout cela ajouté à une expérience humaine incroyable.

Le guide de l’écovolontaire explique les démarches à suivre pour rejoindre les observateurs sur place :

https://bit.ly/GuideecovolontaireLPO

2021, une année extraordinaire pour la migration

En 2021, la barre des 15 000 milans royaux migrateurs a été franchie (précédent record : 8 796 en 2017) sur le Col d’Organbidexka. D’autres records annuels ont été battus chez divers rapaces et les cigognes blanche et noire ! Moment clef sur le col : un Tichodrome échelette en migration, passant si près des observateurs qu’il a dévoilé son beau plumage. Une saison qui restera dans les mémoires des équipes ! Quelles surprises va nous réserver la saison 2022 ? 

Apprendre et découvrir à la Maison de l’Ornithologie

De mi-juillet à mi-septembre, des animateurs de la LPO accueilleront petits et grands dans la Maison de l’ornithologie, mise à disposition par la Commission Syndicale du Pays de Soule. Une exposition sur la migration et la biodiversité d’Iraty, des animations pour découvrir les oiseaux migrateurs ou encore un cabinet de curiosités attendent les visiteurs. La Maison de l’ornithologie est ouverte tous les jours de 10h à 13h et de 15h à 18h. L’accès est libre. L’occasion de donner un aspect nature à ses vacances et de découvrir les oiseaux migrateurs dans un cadre exceptionnel.

Plus d’informations

Le LPO Info Spécial migration retrace les moments forts de la saison 2021 : https://bit.ly/LPOINFOMigration2021

Interdiction des pesticides : de nouveaux lieux concernés depuis le 1er juillet 2022

Publié le 05 juillet 2022 – Direction de l’information légale et administrative (Premier ministre)

La loi Labbé interdisant l’usage de produits phytosanitaires dans les espaces verts publics évolue. Depuis le 1er juillet 2022, celle-ci s’applique aux propriétés privées, aux lieux fréquentés par le public et aux lieux à usage collectif.

Depuis le 1er janvier 2017, l’État, les collectivités locales et les établissements publics ne peuvent plus utiliser de produits phytosanitaires pour l’entretien des espaces verts, promenades, forêts et voiries.

À partir du 1er juillet 2022, l’interdiction d’utiliser des produits phytopharmaceutiques s’étend à de nouveaux lieux :

  • les propriétés privées à usage d’habitation, y compris leurs espaces extérieurs et leurs espaces d’agrément ;
  • les hôtels, les auberges collectives, les hébergements, les terrains de campings et les parcs résidentiels de loisirs ;
  • les cimetières et columbariums ;
  • les jardins familiaux ;
  • les parcs d’attraction, de divertissement et de loisirs qui proposent des activités et installations variées ;
  • les zones accessibles au public dans les zones destinées au commerce et activités de services ;
  • les voies d’accès privées, les espaces verts et les zones de repos sur les lieux de travail (sauf cas de nécessité pour des questions de sécurité) ;
  • les zones à usage collectif des établissements d’enseignement ;
  • les établissements de santé, les maisons de santé et les centres de santé, y compris leurs espaces verts, leurs forêts, leurs voiries, ou leurs promenades accessibles ou ouverts au public ;
  • les établissements sociaux et médico-sociaux à l’exception des établissements assurant ou participant à des formations professionnelles, ou assurant une activité d’aide par le travail conduisant potentiellement à l’usage de ces produits, y compris leurs espaces verts, leurs forêts, leurs voiries, ou leurs promenades accessibles ou ouverts au public ;
  • les maisons d’assistants maternels et les domiciles des assistants maternels qui accueillent des mineurs, y compris leurs espaces verts ;
  • les aérodromes affectés à titre principal au ministère chargé de l’aviation civile, côté ville, sur certains espaces et côté piste, à l’exception des zones sur lesquelles le traitement est nécessaire pour des motifs de sécurité aéronautique ou de sûreté aéroportuaire ;
  • les équipements sportifs autres que :
    1. les terrains de grands jeux, les pistes d’hippodromes et les terrains de tennis sur gazon, dont l’accès est réglementé, maîtrisé et réservé aux utilisateurs ;
    2. les golfs et les practices de golf, il s’agit uniquement des départs, greens et fairways.

Pour ces équipements sportifs, l’interdiction d’utiliser des produits phytosanitaires ne sera en vigueur qu’à partir du 1er janvier 2025.

  À noter : Les produits de biocontrôle, les produits qualifiés à faible risque et les produits dont l’utilisation est autorisée dans le cadre de l’agriculture biologique ne sont pas concernés par ces nouvelles interdictions.

  À savoir : L’interdiction d’utiliser des produits phytopharmaceutiques ne s’applique pas :

  • aux traitements et mesures nécessaires à la destruction et à la prévention de la propagation des organismes nuisibles réglementés ;
  • aux traitements par des produits phytopharmaceutiques qui s’avèrent nécessaires pour lutter contre un danger sanitaire grave menaçant la pérennité du patrimoine historique ou biologique et ne pouvant être maîtrisé par un autre moyen, y compris une méthode non chimique.

Textes de loi et références

Les papillons déclinent en France,

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66 % des espèces de papillons de jour vivant en France ont disparu d’au moins un des départements qu’elles occupaient au siècle dernier. Ce chiffre est issu d’un nouvel indicateur développé par l’Office national de la biodiversité (ONB), a indiqué l’organisation le vendredi 1ᵉʳ juillet. Pour l’établir, elle a comparé le nombre d’espèces observées dans chaque département entre les périodes 1900-2000 et 2000-2020.

Ces disparitions touchent l’ensemble de la France métropolitaine, puisque tous les départements ont perdu au moins une espèce de papillons depuis 1900. En moyenne, chaque espèce a disparu de quatre départements. Le département le plus touché est sans surprise celui de Paris, particulièrement urbanisé : plus de la moitié des espèces de papillons y a disparu.

Pollution, climat et disparition des habitats

Plusieurs études ont déjà montré le déclin des populations de papillon en France et les principales causes en sont connues : « La disparition, la transformation et fragmentation des habitats, les pollutions (notamment les pesticides) et le changement climatique », indique l’ONB.

Les papillons de jour « constituent un groupe d’espèces « ambassadeur » pour la biodiversité des insectes », souligne l’organisation. Le déclin des populations de papillons est donc un bon indicateur de la dégradation de leurs milieux de vie.