Des agents de l’État photographiés en pleine chasse aux loups

AGENT DE L' ÉTAT CHASSE AUX LOUPS

Voici comment ont procédé des agents de l’ONCFS pour tenter d’abattre un loup il y a quelques jours à Jausiers (Alpes-de-Haute-Provence). Photos et infos exclusives transmises par des anonymes.

Au moins 3 tireurs se postent le soir en affût à différents endroits, à grande distance autour d’un troupeau de brebis.

Ils se cachent au loin car leur but n’est pas de protéger le troupeau. Ils pourraient le faire par leur seule présence en repoussant les loups. Au contraire, ils cherchent à attirer les loups pour les abattre, en utilisant ces brebis comme appât.

Le troupeau est parqué la nuit dans une clôture souple électrifiée d’environ 80 cm de haut. Ce « filet à mouton », utilisé partout, est conçu pour empêcher les moutons de sortir, pas pour empêcher l’intrusion d’un chien ou d’un loup.

Ces brebis sont très attractives car il n’y a pas de chien de protection ou autre dispositif. C’est le choix des éleveurs ici, propriétaires de plusieurs troupeaux regroupés en un seul. Des bergers s’en occupent pendant la journée et dorment la nuit dans une cabane.

Le cadavre d’une brebis morte de maladie, laissé à l’extérieur de la clôture, a finalement été mangé par des vautours.

Les tireurs ont des appareils d’observation nocturne et utilisent visiblement des carabines Remington 30-06 à canon lourd, armes de tir à très longue distance, conçues à l’origine pour la guerre.

Ils ont fait plusieurs nuits d’affût comme ça. Une nuit, ils ont tiré mais semble-t-il manqué un loup.

Même s’ils l’avaient tué, ça n’aurait pas empêché la prédation de continuer les nuits suivantes par d’autres loups ou chiens, tant qu’il n’y a pas de chiens de protection et/ou autre moyen empêchant l’accès aux brebis ou repoussant les loups.

Cette brigade « loup » de l’ONCFS est présentée officiellement comme un « appui aux éleveurs », ce qui pourrait être le cas si elle servait à empêcher la prédation. Ça n’est pas le cas.

Salaires, matériel haut-de-gamme, frais de déplacement, travail nocturne… Nos impôts payent des chasseurs embauchés par l’État pour tirer sur une espèce « strictement protégée », sans efficacité pour empêcher la prédation sur les troupeaux.

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